Eh oui, il y a quelques semaines notre Ministre de la Santé s'apercevait que les prix des médicaments flambaient lorsqu'ils étaient déremboursés ! Comme pour les génériques, je n'ai pas encore vu d'association de consommateurs ni de médecins s'insurgeant contre ces pratiques ! Ou alors, ils ne l'ont pas crié bien fort !
En effet, le prix des médicaments non remboursés n'est pas encadré, raison pour laquelle notre Ministre a décidé de conserver un remboursement minimal pour certains plutôt que de les dérembourser, afin d'éviter une flambée de leurs prix, d'autant que ce sont souvent des produits largement utilisés...
Il y a quelques années déjà, un anti-inflammatoire (l'ibuprofène), précédemment disponible uniquement sur ordonnance lorsqu'il était dosé à 400 mg par comprimé avait été présenté comme antalgique puissant en dosage à 200 mg/cp et pouvait alors s'acheter sans ordonnance.
Soudain, après quelques années de diffusion sur prescription médicale et de prises d'habitudes de la part des médecins comme des patients, le fabricant a obtenu le déremboursement de ce produit tout en obtenant le remboursement de son clone, ce qui lui permettait de faire de la publicité pour le premier, déjà connu, et de le vendre à un prix supérieur à celui de son sosie !!!
Idem pour un médicament très utlisé pour les brûlures d'estomac, déremboursé, mais dont une copie, portant le même nom mais à l'envers, est toujours remboursé, lui : les patients ne le savent pas, les médecins l'ignorent peut-être aussi...
Lorsque vous irez acheter l'un de ces produits dont une spécialité, au moins, est remboursée, votre pharmacien, qui est un commerçant et doit faire tourner son entreprise, ne vous délivrera pas la version remboursée et moins chère !
Dans l'histoire, qui est lésé sinon le malade qui va payer au prix fort un produit dont le développement a déjà été largement amorti et qui devrait, au contraire, coûter moins cher ?
A vos commentaires ! 